Lessons learned par M.Rougier

Lessons Learned par Marc Rougier – #2 Flash Conf #swtln 2016

Marc Rougier commence sa conférence en parlant du Minitel, l’industrie en France à été avant-gardiste sur les vecteurs de communication au travers du Minitel.

Au début de sa carrière il voulait voyager et s’est rendu au canada où il a commencé un doctorat en intelligence artificielle mais il s’est rendu compte qu’au Canada tout le monde créait des boîtes, sur tout et n’importe quoi, par exemple il existait un service qui apportait vos chemises au pressing. En rencontrant un homme qui montait des automates programmables il est devenu entrepreneur et a créé sa startup qui permettait de mutualiser ces automates. Puis il rejoint Thales et a participé à l’utilisation des premiers GPS. Il a par la suite beaucoup voyagé et travaillé sur des projets de R&D mais l’appel de l’entrepreneuriat a refait surface et il a ainsi, au travers d’une rencontre, remonté une entreprise spécialisée dans la virtualisation d’application : Meiosys. Cette entreprise montée, comme il le dit lui même, par un geek et un marketeur, a été valorisée à hauteur de 15 millions d’euros et fut rachetée par IBM en 2005. Il y effectua du « corportate dev » pour le géant américain. Il y rechercha les startups qui travaillent sur les technos de demain.

Il lance une nouvelle entreprise : Goojet, qui est spécialisée dans la création de widgets et d’applis pour téléphone portable. Mais ils sont mort, mort à cause de l’iPhone et ont commis une grosse erreur de management, ils ont mis beaucoup trop de temps à comprendre qu’ils étaient mort. Le temps de s’en rendre compte, c’était fini. Ils se sont alors posés une question : que leur restait il ? Et ils se sont ainsi demandés quels sont les plus grands problème du Web ? Pour eux il y a trop d’informations présentes sur le Web, Google, Facebook et cie infléchissent l’information sur le net. Internet souffre infobésité, l’obésité de l’information. Scoop.it ! est ainsi leur réponse à infobésité et permet de générer des médias pour les PME.

 

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Logo de Scoop.it!

Mais malgré cette nouvelle entreprise il s’est demandé ce qu’il aimait réellement faire et si un porteur de projet pouvait devenir un entrepreneur. En 2015 en France il y a eu 2 milliards d’euro d’investissement dans les startups dont le secteur possède une croissance de 100%. Il participe à la fondation Elaia Partners, pour investir dans les startups en tant que premier investisseur-entrant.

Marc Rougier parle depuis 25 minutes et nous annonce que son intro est terminée ! Il passe donc maintenant aux leçons apprises :

  • Over think : l’entrepreneuriat c’est un jeu d’action, il faut savoir prendre des décisions rapidement, mais en France avec notre culture cartésienne nous n’aimons pas prendre des décisions. Dans entrepreneuriat ce ne sont pas les plus intelligent qui gagnent mais les plus rapides.
  • Under think : ce n’est pas parce que c’est un jeu d’action que c’est un jeu de hasard. Un business plan présenté ne sera pas forcément celui qui sera suivi. On est dans le monde des données, il faut mettre des kpi, mesurer, quantifier ce que l’on fait, effectuer des actions rationnelles.
  • Don’t read “The 4-hour workweek” : dans ce livre l’auteur dit qu’on peut réussir une une startup en travaillant peu. Pour Marc Rougier, qu’est ce que l’entrepreneuriat  ? C’est un startup weekend pour tous nos prochains weekends. Dans les startups, il est impossible de ne travailler que 4 heures. Ce sont nos valeurs qui nous permettront de vivre notre startup.
  • Adress a pain point : il y a 2 façons de mettre un produit sur le marché : soit on résout un problème, soit on crée un besoin.  La troisième façon de créer un produit : car on aime ce produit (note de moi même : ça rejoint ce que dit Idriss Aberkane !).
  • Built a team : on peut pas faire tout tout seul. Les compétence vont et doivent se compléter, c’est requis. La robustesse d’une équipe est une nécessité devant un financeur. Quand on crée une équipe il faut penser aux valeurs que vont partager l’équipe. Des équipes explosent car elles ne partagent pas les même valeurs. Quel est le point de rupture ? Jusqu’à quel point peut on souffrir, il ne doit pas y avoir d’asymétrie de souffrance dans une équipe.
  • Focus : à quel point une entreprise peut elle fonctionner sur un marché global ? Si l’équipe de dev ne développe pas assez vite il faut enlever des développeurs. En enlevant une “feature” on augmente le point de conversion, une startup va réussir à développer un produit avec peu de ressources. On a un produit mais on a une version entreprise, une version pour particulier, on a plusieurs solutions mais dès que l’on trouve “LA” feature il faut alors tout oublier et se concentrer. Faire des checkpoints et couper des branches pour recentrer sa vision, car sinon on va défocaliser le sujet initial.
  • Conquer : de l’ambition, cela ne s’applique pas à toute les boites. Une entreprise c’est très personnel, si vous voulez ouvrir une structure qui va ouvrir son capital, embaucher, etc… il vous faut une énorme ambition. Il n’y a pas assez d’ambition en France, si on se lance c’est pour souffrir et pas pour travailler 4 heures par semaine
  • Travel : aller vers l’autre, quand on est dans le digital il faut s’inspirer de la Silicon Valley. Votre premier voyage ? En direction de vos clients, il faut connaître la topologie des clients et ne pas rester dans sa bulle. C’est la seule façon de faire pour embaucher des gens de talent et les inciter à rejoindre votre aventure.
  • Have Fun : le prix à payer pour une startup est dur mais on avance plus vite et on prend de l’expérience. Il y trop de souffrance et si on ne le fait pas en s’amusant on souffrira encore plus.

Question :

L’innovation peut parfois créer une barrière, il ne faut pas innover pour innover, il faut innover pour résoudre un problème. Les innovations doivent améliorer un produit aux travers d’une roadmap. Quand on est petit on ne peut pas gagner si on s’y prend à la marge. Il faut travailler sur  un pain point qu’il faut solutionner.

Le premier acte de fois pour monter votre entreprise est de vendre la moitié de sa boite à son partenaire, fondamentalement on ne peut pas faire une startup tout seule.

Quelles technologies vont dominer les prochaine années ? 2 choses :

  • l’uberisation de la société (qui comprend également l’économie collaborative) : des acteurs importants de la société vont disparaître.
  • L’intelligence artificiel que l’on verra partout

Avez vous peur de la singularité technologique ? Non car je n’ai pas peur de quelques chose que je ne connais pas !

Lessons learned par M.Rougier
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