Les Startups du #swtln 2017

Cet article a pour but de présenter les différentes startup qui ont étés créés lors de la troisième éditions du Startup Weekend Toulon 2017 qui a eu lieu du 15 au 17 Décembre 2017 au Port des créateurs.

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Le jury :

Startup manquante : Je n’ai malheureusement pas pu suivre la présentation de My Local Trip, nous préparions notre #pitch, et je n’ai pas fait de résumé de notre projet Trashboard, mais vous retrouverez ici les résumés des #pitchs finaux du #swtln ainsi que les questions du jury ainsi que leurs avis.

Les startups :

Sunny Care
Maxime et Ophélie entrent en scène, ils nous racontent que 130 000 personnes sont aujourd’hui touchés par des cancers de la peau, que 25 000 milles tonnes de crème solaire sont répandues tous les ans dans les océans et que les cancers de la peau coûtent 236 millions d’euros à la sécurité sociale. En se basant sur ces chiffres, Sunny Care veut nous protéger en mettant en place un écosystème pour surveiller notre peau. Cet écosystème se base sur une borne et une application, toutes deux pour informer la population des dangers du soleil.
Sunny Care veut agir à travers trois principes :
L’information, les gens ne connaissent pas bien les dangers du soleil.
Le conseil, la crème solaire n’est pas la même selon la peau ou l’âge !
La protection, en distribuant de la crème solaire aux utilisateurs.

L’équipe de Sunny Care veut transformer le produit, qu’est la crème solaire, en service. Ils veulent combattre les lobbys pharmaceutique et de cosmétique qui ne vendent qu’un produit aux consommateurs. Ils veulent aller voir les collectivité locales et leur proposer de protéger leur population.

Ils savent qu’ils ont une vision utopique mais Ophélie présente les avantages et inconvénients des produits existants puis elle enchaîne sur leur borne. Cette dernière, minimaliste, va prévenir les usagers des dangers du soleil. Elle distribuera des “Sunny Ball”, des doses de crème solaire à usage unique et adaptées à la morphologie de la personne.

Les bornes serviront également d’espace marketing pour des grandes marques mais ils veulent choisir leur fabricant. La rentabilité de la borne ne se fera pas sur la consommation mais sur la location de l’espace de communication : les marques paieront pour installer leur produit dans la borne. Ils veulent vendre des doses de crème solaire au client et reverser une partie de la somme à la ligue contre les cancers.

Sunny Care veut partir en BtoC pour la distribution de crème solaire, au travers de Sunny Ball, et en BtoB pour l’installation des bornes.
Ils estiment le coût du prototype de borne à 10 000€

Questions :
Quel est le coût de création d’une borne ?
15 000€ avec le coût de process.

Vous n’avez aucun concurrent ?
Leur principal concurrent est le libre service mais c’est un produit, pas un service.

Comment allez vous remplir les bornes ? le coût est-il intégré ?
Oui le coût des emplois en techniciens et pour le remplissage de la borne est intégré au 15 000€. Une borne contiendra 450 Sunny Ball.

Les bornes sont-elles connectées ? Quelle est votre solution pour ne pas qu’elles soient dégradées ?
Oui, elle donneront diverses informations comme le taux d’UV présent.

Combien coûterait une dose ?
Le prix serait de 2.5€, leur sondage commercial a révélé que les consommateurs seraient prêt à payer 3 à 5€ pour une dose de crème solaire

L’avis du jury :
Ils ont aimé leur présentation car cette équipe a cerné un réel problème, notamment les parents qui se retrouvent sans crème solaire avec leurs enfants. Cependant le jury à quelques réserves quant à la faisabilité du projet, notamment l’utilisation de l’espace public, la définition du marché n’est pas suffisamment claire.

 

Wansea “3° Prix”
A son tour, Matthieu entre et nous explique que 1,9 Millions de litre d’eau est utilisé par jour et que par an 5 milliards de litre d’eau sont évacués de ballast. Du coup, comment limiter l’impact de ces rejets en mer ? La solution c’est Wansea.

Wansea va permettre de capter la pollution à base de filtres organiques. Leurs principaux clients sont les 900 communes qui se trouvent près du littoral. En effet, les communes veulent proposer des eaux propres pour s’y baigner mais les grands groupes industriels souhaitent également investir dans le vert, comme l’entreprise qui a obtenu la concession de la plage de la Baule. Les capitaineries sont également leurs clients, ces organismes gèrent les macros déchets, qui sont visibles, mais Wansea veut traiter les micros déchets, ceux qui ne se voient pas.

Leur innovation ? le greenwashing, le suivi de données et l’analyse. Leur financement se ferait au travers de fond d’investissement et de bourse à l’innovation. Ils souhaitent établir un plan marketing au travers d’une prise en compte, les mers et océans ne cessent d’être pollués.

Il cherche des ports et des laboratoires pour établir un prototype et l’industrialiser. Leur business plan est tracé jusqu’en 2024. Une solution unique sur un marché unique.

Question :
Comment se déploie votre système ?
Un drone marin va tirer les membranes autour des bateaux. Wansera identifiera les besoins du client, les zones polluées et ils positionneront des drones, ils veulent filtrer les bouches d’égouts ou encore se focaliseront sur les zones de baignades.

Qui paye ?
Des fonds d’investissement privés, la dépollution micro-organique est un marché de niche mais qui peut rapporter énormément, notamment grâce au brevet. Pour le moment le Pavillon Bleu, valorisant les communes ayant une bonne qualité d’eau, ne prend pas en compte les présences microscopiques dans l’eau, mais demain qui sait !

Avez-vous une idée de flotte, du nombre de drone pour balayer une superficie donnée ?
Ils n’ont pas eu le temps de calculer ça en 54h mais une flottille de drone peut être déployée, via l’Ifremer.

L’avis du jury :
Le jury est content que quelqu’un s’attèle à un vrai problème de santé publique, ils ont une bonne attaque du projet mais il devrait travailler sur une segmentation plus fine. Quels sont leurs clients ? Ceux qui ont un caillou dans leur chaussure mais il faut également prouver la technologie.

 

Game Of Shore
Game of Shore à une envie de présenter le littoral et se base sur la problématique de l’organisation des vacances. Lorsqu’on part en vacances on regarde sur différents sites et services : Google Maps, Trip Advisor, Offices du Tourisme mais les applications ressemblent souvent à des listes de textes. On a un catalogue, TripAdvisor propose beaucoup d’annonces mais pas forcément intéressantes. Game Of Shore propose de faire de la gamification la découverte d’un territoire. Ils partent sur le principe de travailler avec les Offices du Tourisme, et les collectivités locales. Vous vous promenez dans une ville, à la manière de Street View mais avec des informations beaucoup plus ciblées que GMaps.

La deuxième phase “du gameplay” se base sur la recherche d’éléments qui permettraient de trouver des morceaux d’histoires. L’application se basera sur des lieux découverts : on récupère un morceau d’histoire en se déplaçant dans la ville. Le but pour l’utilisateur serait de faire monter son score et de le partager.

Leur modèle économique se base sur le “captation” d’une communauté et de proposer des endroits à visiter en prenant une commission.
Les utilisateurs qui consomment via leur GPS dépensent beaucoup d’argent. Game Of SHore veut se proposer en tant que facilitateur dans l’achat via localisation. Leur concurrents sont Cityzeum, TripAdvisor, StreetView, etc, mais le point fort de leur application est le mélange de la gamification et de l’histoire.

Question :
Comment allez vous gagner de l’argent ?
Le modèle économique se base sur la publicité in-app avec de la publicité ciblée.

Comment vous nourrissez la base de point d’intérêt (POI) ?
Ils veulent se greffer sur un événement comme les JO ou le tour de France à la voile, ils veulent apporter à cet événement la gamification.

Votre mapping de la concurrence est incomplet, quel serait votre point de différenciation ?
Sur l’aspect ludique, on valide le tour qu’a effectué un utilisateur, les utilisateurs doivent passer par différents POI pour valider le tour. Tout se joue sur l’écriture des thèmes intégrés à l’application.

L’avis du jury :
La présentation de Game Of Shore était très pertinente, il propose une bonne expérience utilisateur notamment au travers de la gamification. Cependant leur analyse de la concurrence s’est révélée trop faible.

 

Telo’
“Ce soir nous avons un rêve, limiter le plastique dans l’océan”.

Dans l’océan 150 tonnes de plastiques par minute sont rejetées dans les eaux, cela représente 80% des déchets jetés dans la nature. Telo’ veut donc proposer une alternative avec une bouteille d’eau biodégradable, comment ? Avec une algue rouge qui pousse à 100 mètres de là où nous sommes (ville de Toulon). Dans cette algue on retrouve une substance appelée l’aguar avec laquelle un étudiant Islandais à voulu développer une bouteille d’eau biodégradable. Une startup Londonienne à également développer un contenant en gélatine et une autre des bouteilles élaborées en amidon de maïs, mais la présence d’amidon reste assez faible.

Comment vont-il procéder ? Il faut faire chauffer l’algue puis en la refroidissant elle se solidifie, on a donc un packaging rigide.
Leur stratégie est de créer un packaging bio, ils veulent évangéliser le marché pour leur client, des industriels de l’alimentation, qui eux aussi veulent sauver le monde (Michel & Augustin). Ils veulent commencer en 2018 avec un petit produit, des petits pots à mayonnaise ou ketchup puis augmenter la taille de leur produit pour arriver à la bouteille d’eau en 2020.

Selon eux, leur première année devrait générer 1 millions 850 milles euros de chiffre d’affaire, ils sont très motivés et veulent se rapprocher d’industriels pour construire avec eux l’emballage du futur.

Questions :
Pourquoi les autres projets ont échoué ? et pourquoi eux vont-il réussir ? Quel va être l’impact de la culture de cette algue sur l’environnement ?
Beaucoup de gens ont une idée préconçue sur un emballage à base d’algue : ça sent mauvais, l’eau va avoir le goût de l’algue. Si une marque “package” elle-même cette bouteille d’eau le consommateur ne va pas y aller. Leur solution est de se tourner vers des food trucks bio. Le petit pot de mayo/ketchup en algue leur permettrait de pénétrer le marché. Leur force vient du fait que la France possède deux fronts pour exploiter ce type d’algue : l’Atlantique et la Méditerranée.

A quoi vont servir les 600 000€ d’investissement ?
Il va leur falloir 3 mois pour sortir leur cup bio, cet investissement va servir à l’achat de la chaîne de production, ils vont avoir des éléments lourds à acheter comme les moules ainsi que les premiers salaires des ingénieurs R&D.

Quel est le surcoût pour le food truck des cup de mayo/ketchup ?
Le surcoût est de l’ordre de 10 à 15% pour un foodtruck, ces derniers sont prêt à investir dedans pour leurs clients finaux.

L’avis du jury :
Le jury a bien aimé l’idée de base, cela répond à une véritable attentes des consommateurs mais pas à une attente des distributeurs. Ils doivent travailler sur ce point, commencer petit est une bonne chose mais ce n’est pas scalable, il leur faudra de gagner de l’argent plus rapidement.

 

Finsea “2° Prix”
“Le dernier kilomètre de livraison maritime”. Les plaisanciers n’ont pas le temps et l’argent pour récupérer leur livraison, ils doivent rentrer au port, payé un droit d’amarrage se déplacer en ville pourrait récupérer leur colis. Selon l’océanographe Jacques Rougerie, 80% de la population va bientôt habiter sur le littoral. Finsea veulent être les premiers sur le dernier kilomètre maritime. Ils veulent proposer diverses solutions comme la livraison de repas ou de colis, ou encore de la conciergerie.

A terme, leur système de livraison sera effectué par des bateaux électriques autonomes mais pour le moment ils commenceront leurs livraisons avec des bateaux Sea Bubbles, ces derniers sont utilisés comme taxi sur la Seyne (Paris).

Leur zone de départ se situera dans le Var, de Toulon jusqu’à la Londe, ils veulent installer des balises pour repérer leur clients. Pour se rémunérer ils veulent prendre une commission de 25% et appliquer un montant minimum pour leur commande.

Leurs concurrents directs sont Casino Onboard ou “le géant Américain de la livraison” avec ses futurs drones. Leur concurrent indirect est Deliveroo. Leurs cibles sont des personnes de 30 à 60 ans possédant un bateau de 8 mètre de long minimum, une population aisée. Le développement marketing de l’application serait fait au travers de storytelling, d’expérience vidéo ou de publicité ou article dans la presse maritime.

Selon leur planning, il devrait débuter par la création de leur application et le lancement de leur service la première année, la troisième année serait synonyme d’élargissement de la zone avec une direction nationale.

Question :
Comment allez vous gérer le point de départ ? le groupage ? Pour que vos engins flottant décollent ?
Ils veulent commencer avec un box de stockage ainsi qu’un point d’ancrage maritime

Quels engins allez vous utiliser ? votre volume ?
Des petits bateaux pour un volume assez faible

C’est une bonne chose d’avoir fait un prototype, quel sont vos coûts initiaux ?
En partant sur la zone de Toulon, qui comprend 3000 anneaux (places aux ports) et avec une bonne campagne de communication, qui devrait toucher 15% de cette communauté, Finsea table sur une commande moyenne de 20€. Leur investissement de départ serait donc de 50 000 € pour l’achat de bateaux.

Votre clientèle ne vas pas au port car ça coute cher mais que feront vos bateaux s’ils ne sont pas en livraison ?
Leur flotte sera composée de petits bateaux, qui ne coûtent pas très cher, et que l’on peut sortir de l’eau facilement.

Avez vous ciblé la saisonnalité ?
Elle est de l’ordre de 8 mois entre mars et octobre, et la période creuse serait dédiée à la recherche de partenariat

L’avis du jury :
L’idée est très séduisante, notamment avec son coté développement durable avec leurs bateaux électriques. Il faut encore qu’ils travaillent sur les aspects de volumétrie, c’est conséquent mais quel va être leur besoin ? Combien de bateau, quelle distance devront-ils parcourir ? Notamment financier pour développer leur projet.

 

Rads “1° Prix”
Un des membre de l’équipe arrive sur scène, perruque blonde, tee shirt de surfeur jaune, Brice de Nice est sur scène. Puis la présentation commence en nous demandant si nous nous sommes déjà rendu sur une compétition de Kyte Surf, et surtout comment est ce que les résultats sont ils mesurés ? Du coup Rads propose de connecter sa planche de Kyte et de pouvoir se mesurer au autre sportifs présent dans le Var, dans l’Europe mais également dans le monde !

Leur concurrent propose des capteurs, que l’on fixent sur une planche, ces capteurs sont vendus entre 200 et 250 €. Rads veux proposer leur capteur au tarif de 69 €. Ce capteur sera accompagné d’une application permettant de compter les points, visualiser ses statistiques, les mesurer et les comparer. L’application proposera deux modèles, le freemium et l’abonnement à 5 € par mois. Cette seconde version proposera divers options comme la localisation ou le coaching.

Il veulent commencer dans leur garage comme les grands (Microsoft, Apple, Harley Davidson), y développer un prototype et le proposer à des champions. Ils veulent également lancer une campagne de financement participatifs pour lancer leur première production.

Comment vend t-on le produit ? Leur capteur sera en vente sur leur site web mais également dans des parcs de Wake-board, qui prendra sa commission.
Il y a 300 000 wakeboarders en France, si seulement 30% de ces potentiels consommateurs prennent l’abonnement à 5€ par mois leur financement sera garanti. Leur business modèle est orienté vers la vente d’abonnement plus que par la vente de capteur. Mais ils souhaiterait également étendre leur business avec d’autre sport.

Questions :
Le capteur on l’installe soit même ?
Oui avec de la colle et un système de clipse.

Pour la distribution, vous ne passerez pas par Décathlon ?
Ça ne fait pas partie des cibles car ils veulent maintenir leurs propres canaux de distribution et ainsi capter un maximum de profit

Comment faire un capteurs 3 fois moins cher que les concurrents ?
Les composants du capteurs ne coûtent pas cher, environ 30€, encore une fois leur business c’est l’application, pas le capteur.

Quelle est votre valeure ajoutée ?
Le fait de challenger ses amis, leurs capteurs envoie les informations en temps réel alors que leur concurrent eux ne font que du data logging au final. Leur capteur va détecter les figures, ainsi on pourra savoir combien on a effectué de backflips. Le capteur permettra également de faire suivre me rider par une caméra.

Si demain votre concurrent sort le même produit un peu light, comment serez vous toujours aussi solide ?
Leur prochaine étape sera d’utiliser l’intelligence artificiel pour reconnaître les figures.

L’avis du jury :
Le jury a aimé leur présentation, un projet sur plans avec des écrans bien préparé. C’est un marché de niche mais que l’équipe connaît bien. Le côté sécurité est pas mal mais pas encore assez travaillé. Pour le déploiement il faudrait qu’il se dirige sur le côté professionnel et notamment s’accoupler avec des compétitions.

Les Startups du #swtln 2017
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